Alors on fait quoi? On fait comme si il ne s'était
rien passé au cours des
deux derniers mois? Qu'est-ce qu'on dit déjà? Ah oui.
Que la vie est parsemée d'embûches qu'il faut affronter. Qu'elle mérite d'
être vécu à fond, quitte à se prendre des vestes.
On tombe? Eh bah tant pis, on met son
égo de côté, on
affronte la réalité, et on se
relève. La tête haute. Le dos droit. On reprend
confiance.
Vous y avez cru, hein?
Le fait est que j'ai le
♥ en miette. Tout ça parce que je suis
une pauv' conne qui passe son temps à
rêver sa vie. Forcément, quand on se réveille et on voit
(ah! quel désespoir!) que
rien a marché, ou pire, que tout se déroule à l'
opposé de ce qu'on avait prévu, et bien ça fait
mal. A défaut ne pouvoir jouer le rôle de la fille qui s'en fout, je vais utiliser
la carte de l'auto-dérision (parce qu'il vaut mieux en rire que d'en pleurer, n'est-ce pas?).
Aah, pauvre de toi! t'y as cru, hein? nan, mais sérieux? Tu y as VRAIMENT cru? Toi qui te plains à longueur de journée que tu n'es rien, tu as vraiment pensé que TU pouvais l'intéresser? Ahah. Tu m'fais trop rire! Ouais, bon. j'pourrais continuer longtemps à m'auto foutre de ma gueule. Mais là, c'est plus de
l'incompréhension qui me vient à l'esprit?
Was passiert? Tout allait plutôt
bien, jusqu'à ce que... Ben plus rien. Mais genre plus
RIEN. Et donc, on fait quoi? Je continue à me
lamenter sur mon sort, comme je sais si bien le faire.
OU je
tire un trait sur la passé, pour se
concentrer sur le présent afin d'
affronter la merde qui m'attend?

Oh, et puis, il y a
ces gens aussi. Mes capacités
d'observatrice professionnelle ont permis de distinguer deux catégories:
- les gens qui croient que j'ai le
QI d'Einstein, et que je vais
tout péter parce qu'ils croient
tout savoir sur moi
- les gens qui savent très bien que je vais me
planter, mais qui m'encouragent
quand mêmeDans les deux cas, leur intention est
sûrement la bonne. Quant est-il de la mienne? Mes parents ont réussit à me rassurer.
L'important c'est que tu participes. Fais de ton mieux, on sait que c'est dur (et j'te promets que je t'en voudrais pas si tu rates = si on a dépensé tant d'argent pour... rien). Moi, je préfère ne rien penser. Rien que l'idée de me dire que je passerais
à côté d'une vie d'étudiante en province
totalement indépendante pour passer celle d'une étudiante en prépa
exilée au fin fond du 77 me fend le coeur.
Sur ce, j'ai un train à prendre.
P.S: Pour Lucie, je le passe au campus de la Doua à Villeurbanne.