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21/07/2011

Summer pessimistic thoughts

One day
July
met
November,
And because
they
weren't
happy
together,
This
relationship
brings
sorrow
and
pain,
And turns
sun
into
rain.
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09/06/2011

Tu fais quoi cet été?

Ma BFF m'a posée cette question il y a deux jours, et... je ne savais pas du tout quoi répondre. Je ne sais même pas ce que je vais faire demain pour vous dire. En ce moment, je vis un peu au jour le jour. Avec la préparation aux oraux, je me retrouve souvent à me déplacer jusqu'au bahut pour seulement quarante minutes de colle. Joie. Mais au moins, j'ai beaucoup plus de temps pour moi. Enfin, je sais que je devrais optimiser au maximum ce temps libre pour apprendre du vocabulaire d'allemand, mais non. Je dors en moyenne dix heures par nuit (le double comparé à une semaine normale de cours), ce qui n'arrange pas le cas de la marmotte que je suis.

Les résultats sont la semaine prochaine. Tout ce temps d'attente va me rendre folle. Serais-je admissible quelque part? Si oui, où? Pourrais-je vraiment réaliser mon rêve, celui de partir de chez moi pour vivre comme bon me semble? J'essaye d'avoir confiance, mais c'est pas évident. J'ai l'impression de frôler ce que je désire le plus au monde. C'est tellement proche que ça en est limite irréel. En attendant, je dors mal. Je fais des rêves bizarres, comme quand j'étais en période de concours. Mais je prends quand même le temps d'imaginer mon été idéal: ce job de merde qui pourrait m'être bien utile, un déménagement, et puis quelques week-end en amoureux, pourquoi pas.
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25/05/2011

Generation gap


Aujourd'hui je suis retournée au Musée Guimet, spécialisé dans les arts asiatiques. C'est pour ça qu'il y a d'ailleurs en ce moment une série d'expositions, "saison indienne", qui propose de nombreuses visites guidées sur différents thèmes, des spectacles de danses et quelques projections. Avec Cécile et mon copain chinois de prépa, on a vu un documentaire sur la diaspora juive en Inde, ce dont je n'avais jamais entendu parlé. Outre le fait que le docu était bien fait et montrait avec pertinence une réalité qui tend à s'effacer, ce qui m'a certainement le plus plu était la présence de toutes ces personnes dans l'auditorium. C'est bête, mais ce n'est que dans ces moments-là que je me dis que, oui, je suis fière d'être indienne.

Car dans la vraie vie, ce n'est pas rose tous les jours. J'ai longtemps vu cette partie de moi comme un handicap, comme si le fait d'être indienne, d'origine, - et donc implicitement d'être de couleur foncée (caramel au beurre salé pour être plus précise), fille d'immigrés et aussi musulmane - allait me fermer de nombreuses portes. Comme si je devais davantage me battre pour prouver que j'étais comme les autres. Aujourd'hui, surtout en vue des entretiens que je prépare pour les oraux de ces écoles que j'aspire tant, le ton change. Je me vends principalement selon ce profil, en pensant que l'Inde plaît à beaucoup, et surtout parce qu'il s'agit d'un pays émergent (qui dominera le monde, un jour, mouahahah), qui prend de plus en plus d'importance économiquement parlant.

Pourtant, je sens que cette partie de moi va constituer, et ce, pour longtemps, un frein à mes habitudes de vie. Habitudes qui sont à des années lumières de celles de mes parents. Même si leur mariage n'était pas arrangé, il n'en est pas de même pour le reste de ma famille. Des oncles éloignés arrangent encore des mariages à leurs filles, à peine majeures, à des Indiens qu'elles ne verront pour la plupart que le jour J. Beaucoup d'entre elles sont alors coincées au foyer, ayant pour la plupart fait des études "pour rien", puisque qui dit mariage, dit enfant, etc...

Moi, je ne me vois pas du tout comme ça. Et c'est pour ça que j'ai l'impression de mener une double vie. D'un côté, je suis la fille typée indienne qui obéit à ses parents. De l'autre, j'aspire à de nombreux projets qui tendent à m'éloigner de ce monde, parfois bien trop contraignant. Des voyages, un appart', une vie de couple. Ce que mes parents ignorent totalement. Et ce qui fait que l'on a de plus en plus de mal à s'entendre. A communiquer. Même s'ils sont, parfois, ouverts, je me demande sincèrement comment est-ce que je vais finir. Ce que pourrait penser ma grand-mère hyper conservatrice de la belle tête de mon copain. D'un hypothétique mariage, en Inde, à la mairie, les deux? De la rencontre de mon éducation, bien trop légère, musulmane et les interdits qui vont avec, avec celle de mon copain. Bien trop de questions pour un tel mélange culturel...
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16/03/2011

La théorie de trop.

Il y a une théorie qui dit que si tu as des lunettes, plus tu as de "chance" de recevoir un ballon en pleine figure. Mais dans la pratique, ça se passe comment? Quand j'étais petite, je ne jouais pas à "tu viens on se raconte des secrets sur nos amoureux" avec mes copines, pour la simple et bonne raison que j'avais plus de copains que de copines. En CP, je jouais avec mon meilleur ami, à la voiture. C'était le papa, moi la maman, et quand on en avait marre, on enlevait l'écorce des brindilles en faisant croire que c'était des carottes. Je jouais aussi avec un autre ami d'enfance (même nourrice) qui m'apprenait pleins de trucs cool sur la vie: comment courir vite, grimper sur le toboggan à l'envers, me battre, et tout. Du coup, et c'est là où je veux en venir, je passais la plupart de mon temps de récré près du terrain de foot. Trop même. Et surtout, Trop près. Parce qu'à chaque fois que les méchants CM2 s'excitaient sur le ballon en le mettant hors-jeu, qui est-ce qui se le recevait en pleine face? C'est bibi ! Et pas juste sur les jambes ou le dos. Non. En pleine face. Le pif. Les lunettes.

Bon ok, on aurait pu croire que je l'avais cherché, vieux garçon manqué que j'étais. Mais non. Parce que même au collège, quand je ne faisais que regarder avec admiration mon bel Alexandre (qui jouait au foot, remember?), ben je le prenais aussi en pleine poire. Comme si le ballon était attiré par ma tronche d'intello. Et si au lycée j'ai pu esquiver ça (personne ne jouait au foot), là, aujourd'hui, le cauchemar a recommencé. Après l'épreuve de latin à midi, on voulait profiter de ce beau soleil en déjeunant dans la cour, sur la pelouse, près du terrain de basket. Et là, grosse erreur, avec mes deux acolytes, on se regarde et on se rappelle de nos souvenirs d'enfance, dans lesquels on recevait des ballons en pleine poire. Ravie de savoir que je n'étais pas seule à subir ce triste destin du sort, on se marre comme des baleines, jusqu'à ce que... UN PUTAIN DE BALLON ME PERCUTE EN PLEINE POIRE. Bon, heureusement, c'était le dos (et puis, je ne pense pas que mes nouvelles lunettes auraient kiffé), mais quand même! Et le pire dans tout ça, c'est que les autres dindes n'avaient pas de lunettes, ELLES.
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05/02/2011

'Think you're really hot, hot ♪

Vous y croyez, vous, à l'amitié entre une fille et un garçon? Moi non. Si on met de côté le BFF que je connais depuis mes trois ans, et donc, que je considère un peu comme mon frère, je n'ai jamais pu m'empêcher de penser qu'il pourrait se passer un truc avec des mecs dont je suis "amie". Rien d’obsessionnel j'vous rassure, mais bon, parfois l'envie de savoir comment untel ou untel embrasse peut parfois me traverser l'esprit. Disons qu'en plus de l'amitié, il peut y avoir une attirance physique.

Bref, je n'y croyais pas jusqu'à hier. Petit topo: depuis que je ne suis plus en couple, le heartbreaker a refait surface dans ma vie. En fait, sans savoir trop pourquoi, ni comment, ça avait déjà commencé cet été. Quand on s'était revu après plusieurs mois de silence, au resto, avec le reste des personnes qui étaient venues avec nous à Berlin. Quelques jours après, il m'avait proposée un ciné, que j'avais poliment refusé (parce que je ne voulais plus avoir affaire avec lui). Puis, quand il a su que j'étais "libre", il est revenu à la charge, et je me suis laissée tenter. Le premier week-end de la rentrée, on est allé voir le film de Banksy, la semaine d'après l'expo sur Théodore Monod aux Jardin des Plantes, et hier le dernier Clint Eastwood. J'ai vraiment cru que ce troisième rendez-vous allait être déterminant. Mais non.

On s'est, comme à chaque fois, quitté par une simple bise. Un simple "bon bah salut". Je ne sais pas s'il existe une psychologie masculine, mais bon, pour moi, si tu demandes à une fille de sortir avec toi chaque samedi soir, c'est qu'elle te plaît un minimum. Enfin bon, c'est ce que je pensais. Surtout vu comment il était enjoué à chaque rendez-vous. Peut-être ne s'intéresse-t-il à moi que pour les nombreux intérêts que l'on partage? Et peut-être espérais-je qu'il se passe un truc pour oublier mon ex? A méditer... M'enfin, je le vis bien. ça peut être intéressant d'avoir un ami avec qui on va juste voir un film, parler musique, street art, croyance religieuse, bref de tout et de rien.

Et c'est vrai que dans cette histoire j'ai été passive. Parce que s'il n'a rien fait, lui, moi c'est pas mieux. J'aurais pu lui demander cash ce qu'il attendait de moi, au risque de le braquer et de briser cette nouvelle amitié naissante, mais non. Trop de soucis en ce moment pour se lancer dans un plan pareil, je crois que je suis déjà bien abîmée comme ça.
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22/12/2010

New Direction.

Trois jours après, j'me disais que ça irait mieux, sous-estimant mes yeux de produire autant de larmes. Deux semaines après, même refrain. Et maintenant que ça fait un mois, il m'arrive de re-sombrer. Alors, je repense à ce que l'on m'a dit les premiers jours. Que j'allais encore en chier pour longtemps. Et je le reconnais, même si je pense aller bien, quelque part j'attends du fruit de ma guérison qu'il ne soit pas qu'une simple auto-persuasion, mais un sentiment réel.

Je sais que je vais bien, mais au fond j'ai peur. Car plus les jours passent, et plus j'oublie. Et oublier tous ces bons moments fait que j'oublie que durant toute cette période, j'ai pu être quelqu'un de formidable. Aujourd'hui je redeviens un peu la S. invisible que j'ai toujours été. Et pour éviter de penser à ça, je me raccroche à la prépa, espérant intégrer une école dès cette année, et partir.

Ça me fait peur rien que d'y penser, mais je pense que c'est la seule solution, et donc ma seule résolution pour 2011. Quitter cette ville que je déteste, cette maison dans laquelle je ne me sens pas du tout chez moi et cette routine avec un RER qui me rend hystérique. Mais qu'on ne s'y méprenne pas, 2010 a été ma meilleure année. Mais comme chaque année, il y a eu des hauts et des bas. Et si là les bas semblent prendre le dessus, c'est uniquement parce qu'ils me permettront de faire enfin ce qu'il me plaît, en étant moi-même, et non la fille qui fait semblant pour plaire aux autres.

Voilà, article niais et vaguement profond, mais je n'avais que ça en stock: parler de moi, de mon vrai moi. Et puis une petite introspection en cette fin d'année, c'est pile poil de saison!
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27/11/2010

Et de deux !

Voilà, ça fait déjà deux ans que j'ai quitté Skyblog et ses kikoulol pour Blogspot, et bizarrement je ne suis pas encore satisfaite du résultat. Faut croire que même sur la toile j'ai eu du mal à me chercher, à savoir ce que je voulais exactement.


Si en terminale j'avais le sentiment de me dévoiler entièrement, j'ai fini par être de plus en plus évasive sur ma vie privée. Mais finalement, c'est pas plus mal car au fond, je reste persuadée que mes histoires fascinantes de la vie de tous les jours sont plus intéressantes qu'un article de fille qui se remet durement mais sûrement de sa récente rupture avec le copain dont je ne vous ai quasiment jamais parlé. De toute façon, je pourrais pas. Trop de personnes proches connaissent l'existence de ce blog pour que j'y puisse me livrer entièrement. Au fond, je pense que ça me gênerait qu'ils sachent ce que je ressens exactement. C'est pourquoi (faut vraiment que j'arrête ces manies de khâgneuse, on dirait que je rédige une dissert!), je vais continuer dans cette lignée, si le peu de temps que j'ai me le permet. Anyway,

JOYEUX ANNIVERSAIRE LE BL♥G !


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13/11/2010

Introspection.

Bonsoir, nous sommes samedi et je mets mes devoirs de côté pour venir un peu ici. C'est vrai que ça fait longtemps, d'ailleurs je me demande même si j'ai toujours des lecteurs. J'ai conscience de délaisser mon blog, et ça ne m'enchante pas vraiment. Le fait est que je ne veux plus vous parler de la prépa, ou plutôt QUE de la prépa, de mes angoisses, des éventuelles concours que je vais devoir passer pour quitter ENFIN le lycée, me lancer dans une vraie vie d'étudiante, vous savez celle où l'on a régulièrement des soirées étudiantes le week-end et pas de dissertation de géographie à rendre?

Mais d'un autre côté, c'est ce qui constitue les trois quarts de mon temps. A côté de ça, je dors et je regarde mes séries, seules activités qui m'enchantent. Mais je veux plus. Au bout d'un an et deux mois, je n'arrive toujours pas à m'organiser dans mon boulot, ça craint, parce qu'il y a tellement de choses à faire à côté. Tellement de choses que j'ai manqué: des soirées, des séances ciné, des séances shopping, SALM avec DJette Pandora. Et mon copain que j'ai l'impression de ne plus voir et qui me manque. Juste, vivement le jour où tout ça se terminera, et je n'entends pas par là les vacances car au final, mes journées de cours sont plus light que les journées que j'ai pu passer pendant la Toussaint à faire mes devoirs toute la journée.

Bon sinon, au lieu de me lamenter sur mon sort (finalement je n'y aurais pas échappé), je pourrais vous parler de mon super coffret DVD Ce que pensent les hommes/Valentine's Day ♥ offert par le frère, qui me fait grave de l'oeil, mais je vais être raisonnable, je retourne à ma géo! La bise, et j'espère que vous, lecteurs fantômes (ou inexistants ahah), allez bien :)
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15/09/2010

Bien fait pour moi?

Parfois, le matin, je réfléchis beaucoup (tout est relatif!). Jeudi par exemple, en marchant en direction de mon arrêt de bus, j'ai eu le sentiment d'avoir "traversé" une toile d'araignée. Disons que j'avais l'impression d'avoir une filet de toile d'araignée juste au niveau de mon visage, mais comme à six heures du matin, il fait encore nuit, j'étais incapable de savoir s'il s'agissait bien de cela, ou alors d'un simple cheveu. Mais je me suis quand même posée pour secouer mon blazer, mon petit foulard gris à motif coeurs noirs (trop beau), et ma queue de cheval. Au cas où. Parce que je n'étais pas sûre que l'on me prévienne au cas où j'avais une big araignée sur moi. Même moi je ne le ferais pas.

Et c'est à partir de là qu'est venue ma réflexion matinale (ou plutôt nocturne): je fais partie de ces gens qui ne se bougent pas trop pour les autres. Dans le sens où si une fille porte un jean sur lequel se trouve encore l'étiquette, sachant que celle-ci est hyper visible, et bien je la regarderais, sans rien lui dire. De même pour ce mec qui s'est assis sur une grosse bête un jour, j'aurais pu lui dire, mais non. Et puis de toute façon c'était trop tard... Et puis j'aime pas parler aux gens, ceux que je ne connais pas, ça fait la fille qui se mêle de tout. Mais sinon, je cède ma place aux mémés dans le bus et j'aide les madames à porter leur poussette.

Bref, c'est en pensant à ça que mon bus m'est alors passé sous le nez, malgré mes signes. Et aucune personne du bus ne s'est manifestée. Elles m'ont juste regardée. Arroseur arrosé, je sais pas, mais ça a bien plombé ma matinée. Surtout qu'après j'ai pris le RER avec mon prof d'allemand qui a bien insisté pour s'assoir à côté de moi, mais ça, c'est une autre histoire...
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31/08/2010

Sans queue ni tête.

Dernier article du mois d'août, qui clôture ainsi ces jolies vacances d'été. Mi-juin, je les appréhendais un peu. Toutes mes tentatives pour trouver un stage ou un job d'été n'ont abouti à rien, si ce n'est qu'un entretient chez Domac, peu concluant. Et puis mes parents devaient bosser, mon frère faire des gardes à l'hôpital, et surtout, j'avais fini de regarder Lost. J'étais donc condamnée à ne rien faire chez moi, si ce n'est garder ma petite soeur. Youhou.

Et puis finalement, j'ai trouvé de quoi pimenter ces vacances. La preuve, j'ai jamais autant écrit en deux mois depuis que j'ai créé ce blog. Et ça va être dur de garder le rythme avec la reprise des cours. Parce que je ne sais pas vous, mais je mets quand même du temps à écrire un article. Quand j'ai une idée en tête, ça peut aller, le gros travail étant de trouver des images (parce que bon, je me foule pas trop pour la mise en page). Et là, ça dure quand même une bonne heure.

Mais quand j'ai envie d'écrire, et que rien ne sort, c'est plus compliqué. Cet article là par exemple, si je le voulais, je pourrais le supprimer, parce qu'il ne sert à rien, et surtout parce qu'il n'y a aucun fil conducteur. Je parlais de vacances et me voilà en train de vous raconter mes backstages blogguesques. Bref, et je pourrais peut-être m'en sortir dignement en vous demandant comment est-ce que vous pondez vos articles. Ou pas. En attendant, je retourne à mes dernières lectures :)
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28/08/2010

Where is my mind?

Aujourd'hui c'était le Grazia Street Fashion show. Lisant à mes heures perdues Grazia dans le RER, et suivant surtout le dit magasine sur Twitter, je m'étais un peu intéressée à cette histoire de fashion show géant et libre d'accès à tous, dans lequel défileront des filles hyper stylées, soigneusement choisies par la rédaction. Bref, c'était mi-juillet tout ça, et comme ça se passait à Paris, je m'étais dit à l'époque que j'irais faire un tour, histoire de.

Et ben vous savez quoi? J'ai complètement zappé. Comme quoi, ils sont pas très forts les gens de Grazia en communication. Ils auraient pu me prévenir plus tôt sur Twitter! Surtout que j'aurais bien aimé y aller, ça m'aurait éviter de lire sans succès un bouquin hyper méga chiant dont l'intrigue est digne de celle de Luna et ses visions rocambolesques dans PBLV. Enfin bref, tout ça pour dire que je n'ai pas de mémoire.

Et pourtant, fut une époque où j'arrivais à retenir une dizaine de pages de cours, comme ça, par coeur. Je pouvais la ressortir à n'importe quel moment, que ce soit en me brossant les dents, à la récré, ou avant de dormir. Aussi bien le contenu que les titres des parties, des sous-parties, des sous-sous-parties. Et quand j'y pense, j'ai aussi une super mémoire visuelle. Je peux apprendre une liste de mots de vocabulaire, ne pas connaître leur sens dans telle ou telle langue, mais vous dire où est-ce qu'ils se situent sur la feuille.

Mais à côté, je suis incapable de vous dire ce que j'ai mangé la veille, de me rappeler des trucs méga important qu'il faut que je fasse demain, ou de faire ce que l'on m'a demandée de faire il y a cinq minutes. En gros, des trucs utiles quoi. C'est pourquoi je liste tout, d'où l'importance des post-it roses flashy. CQFD.
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25/08/2010

Pose caca.

C'est dingue, car que ce soit dans les rues de Lisbonne, Tokyo, Rome, Paris, New-York, ou Moscou, les fashionistas portent les mêmes fringues - en les accordant à leur style- et surtout, posent de la même façon.





@Lookbook.nu

Comme quoi, la mode, c'est bien plus qu'une histoire de Mulberry.
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21/08/2010

Quel personnage de SATC incarnerais-tu?

Une amie m'a posée cette question une fois, et je vous avoue que je ne savais pas trop quoi répondre. Déjà parce que ça fait bien longtemps que je ne regarde plus la série (je n'ai même pas vu le deuxième volet du film d'ailleurs), et puis il est quand même bien difficile de choisir entre ces quatre filles, qui sont toutes aussi cool les unes que les autres. Elle était persuadée que j'allais répondre Carrie (ou non, c'est elle qui me voyais en Carrie). Mais non. Je veux dire, c'est trop simple. Tout le monde veut être Carrie (ou presque), tout comme tout le monde veut être Barney Stinson. C'est évident.

C'est pourquoi je lui ai répondu bêtement que l'on était peut-être toute un peu de chaque. Exemple me concernant: je pourrais être un peu de Carrie parce que j'écris souvent en m'inspirant des histoires vraies des autres, de Miranda parce que je peux souvent être surmenée par mon travail, de Samantha parce qu'avant d'être avec mon copain, j'enchaînais depuis deux-trois mois les relations sans sentiment, et Charlotte parce qu'elle est romantique... Ou comment transformer un test débile en recherche profonde de sa propre personne héhé.

Et vous? ;-)
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18/08/2010

La théorie du déni.

Mercredi dernier, mon BFF est venu me rendre visite dans ma campagne isolée du 77. Quoi que... non je retire, ma ville n'est pas si paumée que ça. C'est juste qu'elle est mal desservie. Bref, même si on ne s'était pas vu depuis deux années, on ne s'était pas perdu de vue, donc de se revoir après tout ce temps ne nous a pas paru bizarre. Après tout, rien n'efface quinze ans d'amitié. Et comme à notre habitude, on a fini par aller au ciné, même que j'ai pu choisir le film.

Après avoir longuement hésité (le troisième volet de Twilight me faisait de l'oeil), j'ai finalement opté pour Inception, histoire de savoir de quoi vous parlez tous. Eh bien que dire? Le concept de l'inception est pas mal, mais en gros "le pourquoi du comment" m'a semblé à chier. Et j'ai l'impression que c'est souvent le cas dans les films, mais ça c'est une autre histoire. Mais visuellement parlant, c'était pas mal. Et j'ai adoré les petits foulards d'Ellen Page. Et de voir Leonardo DiCaprio passer du jeune Jack au sombre Cobb. Et biensûr, coup de coeur pour Joseph Gordon-Levitt (encore!).

Et donc, je me suis demandée si Cobb maintenait sa femme dans ses rêves, c'était alors pour ne pas croire à sa mort. Se raccrocher à ses rêves, ou pire à ses souvenirs, pour oublier la réalité. Le déni. Et faut croire que ça nous touche tous, plus ou moins gravement, cela va de soi. Tenez, par exemple, dans une soirée, il y a toujours une personne complètement pétée qui répond "non pas du tout" à la question "mais t'es bourrée ou quoi?". Exemple bête, mais vrai. La question est de savoir pourquoi? On le voit bien que la personne n'est plus dans son état normal, et même cette personne là le sait, mais non. Elle se refuse de le dire. Même étalée par terre, elle le nie. Et toute ça parce qu'il est trop douloureux d'admettre une vérité qui saute aux yeux de tout le monde. Un peu comme ces filles s'entêtent à sortir avec des mecs qui n'en vaillent pas la peine, alors qu'elle savent très bien qu'il y a mieux ailleurs.

D'ailleurs, c'est marrant parce qu'il y a deux jours j'ai paniqué à l'idée de me dire que dans deux mois j'aurais dix-neuf ans. MERDE! Encore une réalité dure à affronter (je sais y a pire). Pas que pour moi en plus. Ma copine Andréa qui les a déjà m'a dit que pour gérer tout ça, elle se disait qu'elle avait encore dix-huit ans (sachant qu'elle a genre sept ans d'âge mental hum hum :D), l'âge de la "délivrance". En exagérant un peu, on pourrait croire qu'elle s'enferme dans un monde parallèle dans lequel elle a éternellement dix-huit ans... Super la délivrance.

Bref, à la base je voulais juste vous parler de Joseph.
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17/08/2010

The Breakfast Club

[N.B: A la base, je voulais juste empêcher les lecteurs "anonymes" de commenter, mais au final, j'ai exclu (sans faire exprès) tous ceux qui ne sont pas sur Blogger, donc mea culpa j'ai tout arrangé et vous pouvez tous sans exceptions réagir sur mes tribulations! Merci Spha :D]

J'ai regardé ce film il n'y a pas très longtemps. Un bon teen-movie américain, bien comme on les aime, et qui me rappelle la série "Notre belle famille", qui passait quand j'étais petite sur la six. Parce les 90's, il n'y a que ça de bon. Les boys band, les caleçons fleuris, et mes super pompes Spice girl, c'était juste...

Pour en revenir au film, c'est l'histoire de cinq lycéens: la fille à papa, le sportif, la tarée, l'intello et le cancre, qui se retrouve en colle tout un samedi. Et, chose étonnante mais prévisible, ils vont devoir se supporter toute la journée, et donc s'adresser la parole, ce qu'ils n'auraient jamais fait en temps normal. J'ai adoré ce film, parce qu'il relate exactement ce qu'il se passe en vrai, que ça soit dans les lycées américains ou français (et certainement ailleurs aussi).

J'en parlais d'ailleurs dans un de mes anciens blogs, quand j'étais en première surtout. J'étais un mélange de l'intello et de la tarée. Personne n'osait m'approcher sauf pour me demander mes cours. Et j'adorais ça, rendre service, parce que dans ces moments-là, on est comme à égalité avec cet autre qui était censé vous mépriser, le plus drôle étant de découvrir que l'on aimait les mêmes choses. Instant agréable, mais éphémère. Parce qu'aider quelqu'un en maths, au point de lui faire obtenir une meilleure note que vous, n'empêche pas ce status quo: chacun reste à sa place, et on y touche pas. C'est bête, parce dans le film, ils avaient l'air de bien s'amuser tous ensemble... La preuve.
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11/08/2010

Douée dans la bêtise.

Salut les gens! Je suis à la recherche de Motivation. Elle change en fonction de mon humeur, tantôt elle est grande, tantôt elle est tellement minuscule qu'on ne la voit même pas. Et puis elle ressemble un peu à Serena VDW, un genre de "suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis". Bref, elle me soule parce que j'ai besoin de son aide: ça fait quatre jours que je n'ai pas lu (mais bon, ça c'est mon problème), mais surtout j'ai besoin d'elle pour écrire sur les films que j'ai vu récemment, à savoir Cashback, American Graffiti et Walk The Line, que j'ai bien sûr adoré !

Du coup, je vais parler de moi (oui encore). Sans transition ou presque, vous aurez compris qu'avec mon histoire avec Motivation, il m'arrive souvent (bon ok, tout le temps) de raconter n'importe quoi. Je sais pas pourquoi, mais des fois je pars dans des délires, et il est bien difficile de m'arrêter. Mais cela va bien au-delà du simple kikoulol: je raconte vraiment de la merde aux gens. Par exemple, l'autre jour, une vieille connaissance décide de se souvenir de ma personne et donc de m'adresser la parole sur msn. Vient alors le célèbre et tellement prévisible: "alors, qu'est-ce que tu deviens?". J'aurais pu lui baragouiner le même refrain, du genre "oh rien", ou alors "bah je suis en vacances et je galère lol", mais non.

Avec mon copain, on a eu une idée plus que géniale (lui aussi adore raconter de la merde). Du coup, je lui ai balancé pleins de conneries. Que je faisais partie d'une assoc qui me permettait de faire visiter toutes les mosquées de Paris et sa banlieue. Que grâce à cette assoc je pourrais faire dès aujourd'hui mon pèlerinage à la Mecque. Et comme il ne savait pas ce que c'était, je suis allée encore plus loin dans ma connerie en lui disant que l'on devait marcher jusqu'à la Mecque dans le but de récupérer de l'eau sacrée, eau dans laquelle tous les imams du monde se lavent. Ou un autre truc du genre. Bon, je sais, je devrais pas me moquer des religions et de leurs coutumes, sachant que j'ai eu une éducation (aussi légère qu'inexistante soit-elle) religieuse musulmane, mais le mec en question gobait absolument toute mes paroles. UNBELIEVABLE.

Et puis, plus récemment, j'ai reçu un texto de mon co-pilote de soirée (et maintenant de KH hihihihi): "Alors comme ça, tu es en Espagne et tu ne me préviens pas?!". Héhéhé c'était plus fort que moi, surtout lorsqu'il m'a répondu par la suite "Nan mais j'le savais d'abord que t'étais en Espagne tsss". (N.B: inutile de vous dire que je ne suis jamais allée en Espagne, j'étais chez moi, en train de garder ma petite soeur). Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? C'était trop facile. Je lui ai donc dit que j'étais chez la famille du copain et que mes parents nous rejoindraient la semaine d'après. Mais que je pouvais faire un aller-retour express en une soirée pour voir SALM en live. Normal, quoi. Bon après je leur ai dit la vérité, et j'ai pris cher, mais qu'est-ce c'était drôle. C'est fou comme les gens gobent tout ce que je leur raconte, je sais, je dois avoir un pouvoir de persuasion... Du coup, à chaque fois que l'on me demande quelque chose, il ne me vient plus à l'idée de dire tout de suite la vérité, c'est comme si j'étais obligée de raconter de la merde, avant de lancer un "Naaaan, j'rigooooole". C'est grave, non? J'y ai même pensé en début d'année, lorsque les gens m'ont demandée pourquoi j'avais déménagé, mais non. Parce que, faut le dire, la frontière entre la mythomanie et mes blagues foireuses peut-être très mince. Mais sinon, je vais parfaitement bien :)
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01/08/2010

Sans alcool la fête est moins folle?

J'ai la tête dans le cul. Ou comment commencer parfaitement le mois d'août. Comme quoi, les soirées ne me réussissent pas. Les soirées "arrosées", devrais-je rajouter. Et oui, la première de la classe aux discours moralisateurs à base de "non, mais moi, j'ai pas besoin de boire pour m'amuser", est un de mes personnages à enfermer dans un placard à l'heure qu'il est.

Parce qu'avant, c'était plutôt les boissons gazeuses, genre Taillefine Fiz, qui accompagnaient nos soirées. Et aujourd'hui, c'est d'une moue boudeuse que je scrute la bouteille, ne trouvant plus aucun goût (il y en avait déjà eu, même?) aux agrumes, dont les petites bulles du liquide verdâtre dansaient la samba sur ma langue. Disons que mes goûts ont évolué, et ce depuis la super fiesta de mes dix-huit ans, où l'on m'a offert un billet aller simple vers les méandres polonais. Poliakov était devenu mon Dieu.

Et maintenant, si la bière pouvait remplacer l'eau, ça ne me dérangerait pas. La vodka, peut-être un peu plus. Enfin ça dépend, ça ne se refuse jamais accompagné de jus d'orange. Bref, et c'est en dessinant un tableau pas très joli-joli d'une autre de mes personnalités que je vais terminer l'article. Parce que qui aurait cru qu'un jour, je me bourrerai la gueule, toute seule dans ma chambre. Ou alors, que je danserai avec un citron vert, ou toute seule, (l'alcool, l'ami des âmes solitaires) sous les regards hallucinants des autres, bougeant mon boule comme jamais, et déchirant mes pauvres et belles spartiates noirs que j'aimais à la vie à la mort (séquence émotion)?

Modération, mon ami, où es-tu?
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26/07/2010

Supernatural girls

Avant propos un peu prétentieux: je ne suis pas dégueulasse comme fille. Enfin quand je dis dégueulasse, c'est dans le sens où mon visage n'est pas recouvert de pustules et mes dents de caries et mes cheveux de pellicules et mon corps de cellulite (hum hum). Parce que sinon, ouais, je suis une grosse dégueu qui n'a pas honte de dire qu'elle mange comme un porc, jusqu'à se foutre de la sauce du fameux 280 Original du Domac sur les cheveux (true story)... Bref, si je ne me trouve pas dégueulasse comme fille, ça ne veut pas pour autant dire que je n'envie jamais les autres. Bien au contraire. Et d'ailleurs, après notre aventure au Social Club, il y a plusieurs phénomènes que la Coccinelle et moi n'arrivons pas à expliquer. En fait, c'est comme s'il y avait deux catégories de filles. Nous (moi), puis les Autres.


Celles qui sont parfaites, anormalement génétiquement créées, qui frôlent le divin.
Elles ont la taille fine, le corps svelte, des mouvements raffinés. Elles s'expriment de façon clair, distincte, sans lever leur voix douce de petite fille. Mais pour que tout le monde les regarde, les admire, les respecte, cela vient bien au-delà de ces critères surfaits. C'est comme si elles étaient d'une espèce supérieure à la notre. Une espèce qui ne connaît aucun soucis capillaires: des cheveux d'un blond vénitien toujours lissés à merveille, à n'importe quel temps, n'importe quel moment. Qu'il pleuve, vente ou neige, ils résistent à l'humidité et aux frisotis. Et c'est pareil pour tout le reste: les ongles cassés ou mal limés, elles ne connaissent pas. Le vernis caillé? Idem. Le crayon qui dégouline? Idem. Un trou dans la ballerine? Idem. Ces filles ont la classe tout le temps, 24h/24, 7 jours/7. Quand tu te promènes avec un sac de cours rempli au point de péter la fermeture, elles sont là avec leur mini Longchamp, pendu à leur bras. Lorsque tu t'affales sur un canap' dégueu, les pieds en feu alors que tu ne portes que des spartiates, elles sont là, toujours debout, à bouger leur booty sur le dancefloor, des talons de huit centimètres aux pieds. Et bien sûr, on ne les voit jamais finir à quatre pattes aux chiottes, en train de vomir leur déjeuner.


♥ SALM @ Social Club / Madeleine Plaza (24/07/10)

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21/07/2010

La faim de rien.

L'indécision chronique ou l'échec de l'ouverture du placard. Et pourtant, ce n'est pas le choix qui manque, entre les trois paquets de pains de mie, les pots de Nutella, de confiture à la fraise, à l'abricot et j'en passe - conséquence des achats d'une famille nombreuse dont les membres ont des goûts très variés - et la montagne de gâteaux, formée principalement de paquets de cookies aux éclats de nougat, il n'y a jamais rien qui m'inspire. Je peux passer une bonne quinzaine de minute devant le frigo, me posant des questions existentielles, faisant attention à mes envies, pour après sortir de la cuisine le ventre vide.

Vous remarquerez que la situation est la même concernant les fringues... Mais comment est-ce que je vais m'habiller aujourd'hui..? Et là, il y a plusieurs facteurs àprendre en compte: le temps (certes il pleut, mais la chaleur reste étouffante) et le type de sortie principalement, sans oublier les artifices qui suivent. Et si je mettais une jupe? Ah non, mince, il va falloir que je m'épile après... Et ça se termine souvent en pantalon. Dans ces moments-là, je deviens infernale, et ma chambre un gros bordel, mes fringues se confondant à mon carrelage. Reste toujours l'appel à la copine, comme dernier recours, et tout ça pour quoi? Finir avec un ensemble on ne peut plus classique aujourd'hui, c'est-à-dire la combi blazer+débardeur blanc+jean boyfriend+spartiates. Vive l'originalité moi je vous dis!

Mais vous savez quelle solution permet de remédier à tous ces problèmes? La carte bleue, qui nous permet d'acheter de nouvelles fringues que l'on aura à coup sûr envie de porter, ainsi qu'un bon gros cupcake au Nutella pour varier nos goûter jus de pomme/palets bretons, trust me !
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24/04/2010

La bonne copine

Tous les gens de bon goût ont forcément déjà dû lire cet article, signé Le Reilly, reblogué (dans le même sens que retwitté LOL) chez le Shaton. Et donc voilà, il y a cette question qui trotte dans ma tête depuis hier: y a-t-il des ressemblances entre l'amoureux platonique et la bonne copine?

Pour faire vite et simple, en deux mots, l'amoureux platonique entretient une relation un peu ambiguë avec son "amoureuse platonique" parce qu'ils sont amis, ou un toutipeu plus, et que donc, ils ont cette complicité qui fait qu'il n'y a aucune gêne entre ces deux êtres. Seul hic, la fille est casée, et le mec sert davantage de kleenex, alors que Dieu sait très bien qu'il ne veut pas avoir ce rôle.

Eh ben ma foi, je pense qu'il y a des similitudes avec le cas de la bonne copine. Comme je suis une experte en la matière, je vais vous décrire la vision des choses que j'ai du cas de cette pauvre fille. La bonne copine est gentille, super tordante, pleine d'énergie, et débordante d'idées farfelues (bon, j'arrête, on dirait moi). Et surtout, surtout... Elle est super croc d'un gars. De ce gars, beau, charismatique, populaire, qui possède toutes les caractéristiques du mec paraplégique qui ne réagit à aucune des perches qu'on lui lance (bon, j'arrête, on dirait le heartbreaker). Pour la fille, une seule solution s'impose donc: faire connaissance, en toute innocence, avec l'objet tant convoité, puisque de nos jours, un simple "salut, tu veux sortir avec moi?", ne suffit plus.

C'est le début de l'épopée. Comment trouver le moyen d'adresser la parole à un bellâtre qui ne voit pas plus loin que son ombre? Heureusement, ou pas, que les médias sociaux se démocratisent de plus en plus, ainsi que la chasse du "plus grand nombre d'amis sur FB".
Avertissement: tous les noms de lieux, personnes et évènements ont été modifiés ou abrégés afin de protéger les innocents. En l'occurrence, moi.
Étape #1: Faire une demande d'ajout d'ami.
Étape #2: Une fois la demande acceptée, les moults cris (de joie) poussés, envoyer un MP en lui demandant, le plus naturellement possible, de faire connaissance.
Étape #3: Une fois la réponse reçu et tout le toutim qui suit, inventer une excuse pour avoir son numéro de portable. Et ainsi de suite.


Le plus dur est fait
, la fille a son numéro, et miracle, le courant passe plutôt bien. Tellement que le mec commence à se livrer à la fille. "J'ai rencontré cette nana en Sicile, tu sais et..."

C'est le début des emmerdes.
Le mec paraplégique des sentiments s'avère posséder un coeur, et la fille un pois à la place du cerveau, car c'est là que vient le rôle de la bonne copine. Elle le rassure, en lui disant qu'il trouvera quelqu'un d'autre parce que c'est un mec génial. Tellement génial, qu'il remercie la fille d'un gros câlin et retourne voir ses potes. Jusqu'à ce qu'il revienne la taquiner, avec ses bisous, ses mots doux, comme ça l'air de rien.

Dans ces cas-là, comment la fille peut-elle croire que jamais rien ne va se passer entre eux? Vient donc le moment où elle se jette à l'eau, souvent d'une façon un peu brutale. Et la coquille, jusqu'alors entre-ouverte, du mec paraplégique se referme, à jamais. "J'suis désolé, je voulais pas te faire de mal". Ou comment six mois de perches tendues sans espoirs, de stratégies mises au point pour croiser le regard de la dite personne à un moment névralgique, et d'achat de magasines pour filles gnangnan en manque de Jules n'ont servi à rien. Retour à la case départ, sans oublier le périple kleenex-j'en-ai-marre-de-la-vie-fuck-off.

Dans les deux cas, la personne se retrouve seule, un peu démolie. Elle se rend compte que cette pseudo relation n'était finalement que creuse, sans résultats concrets à la sortie. Et pourtant, que ça soit le heartbreaker ou l'amoureuse platonique, il n'y a aucun remède pour éviter ce genre d'espèce (en voie d'expansion). Comme s'il n'y avait pas de leçon a en tirer, on en rencontrera encore, et encore.
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